lundi 30 avril 2012

A grand pas vers la privatisation de la sécu.....

Depuis plusieurs décennies les déremboursements se sont multipliés, rendant pratiquement obligatoire l’adhésion à une complémentaire santé pour pouvoir se soigner, ils ouvrent ainsi un fabuleux marché aux assurances privées. Délibérément on plombe les comptes de la sécu, on détruit un système basé sur la solidarité pour offrir aux actionnaires privés un pactole sur lequel ils bavent depuis de nombreuses années. En 2001, la Sécurité Sociale présentait un excédent de 2.5 milliards d’euros. En 2003, elle présentait un déficit de 13 milliards d’euros, pourtant entre 2001 et 2003, ce n’était pas la crise. Alors pourquoi ce déficit vertigineux ? Simplement par le détournement d’impôts et taxes prélevés au nom du financement de la Sécurité Sociale mais réaffectés au déficit de l’Etat pour masquer les  cadeaux et exemption de  cotisations accordés au patronat.
La réforme du financement de la Sécurité Sociale, comme les privatisations, les suppressions d’emplois dans les services publics, les mesures de restructuration dans l’industrie, toutes les attaques contre les droits ouvriers et démocratiques, sont prises, prétendument, au nom de la dette et des déficits publics. Plus que jamais, la cohabitation entre un système solidaire et une organisation libérale de la société est une énorme contradiction. Les capitalistes veulent liquider un système de santé qu’il faut au contraire amplifier.
La CSG et TVA sociale répondent à une même logique : la remise en cause du financement de la Sécurité Sociale par les cotisations, salariales comme patronales, qui sont dues par les patrons, et qui constituent le salaire différé. Il y a donc bien l’amorce d’un consensus qui aboutirait à transférer le financement de la Sécurité Sociale vers un impôt, qui, lui, sous le contrôle de l’Etat, deviendrait un instrument visant à étrangler purement et simplement la Sécurité Sociale de 1945. Est-il possible d’accepter de réformer le financement de la Sécurité sociale ?
Cela fait maintenant vingt ans, depuis la création de la CSG, que les exonérations de cotisations patronales ne cessent d’augmenter, atteignant 30 milliards d’euros pour la seule année 2010. Elles ont été justifiées depuis vingt ans au nom de la croissance et de l’emploi. Or, dans le même temps, le chômage n’a cessé de grimper. Force est de le constater : tous les candidats, y compris ceux qui se réclament de la défense des intérêts ouvriers et populaires, restent prisonniers du cadre imposé par le FMI, l’Union européenne, la Banque Centrale Européenne. Il n’y a pas de déficit de la Sécurité Sociale, il y a seulement une volonté que la Sécurité Sociale soit en déficit !
Que les exonérations accordées aux patrons (316 milliards en dix-neuf ans) soient restituées à la Sécu, et le problème serait réglé. La Sécurité Sociale est une conquête de la classe ouvrière. Elle est financée par le salaire différé. Elle appartient aux travailleurs. Quiconque se réclame des intérêts ouvriers ne devrait-il pas dire clairement : « Retour à la Sécurité sociale de 1945 fondée sur la solidarité ouvrière, abrogation des exonérations patronales, la Sécu doit rester la propriété des travailleurs ! »
La santé devrait logiquement être un enjeu d’intérêt public, ors l’on voit qu’ici plus qu’ailleurs il s’agit d’intérêts privés, d’argent, et de profits complètement déconnectés de la santé et du bien être des populations. Tout le système de santé, médecins, laboratoires, cliniques s’est construit avec de l’argent public, notamment avec notre système de protection sociale, mais aussi grâce aux infrastructures mises à leur disposition et à la formation de professionnels compétents. Notre système est basé sur la solidarité nationale, et sa destruction fait partie d’une stratégie de précarisation des populations.source
« Les mécontents se sont les pauvres qui réfléchissent »…TALLEYRAND

dimanche 29 avril 2012

Un samedi soir, pas comme les autres.

Ce samedi , c'est tenue en nord bourgogne une soirée privée, organisée par notre bannière, avec pour intervenant notre kamarade Eugène Krampon, qui à pu s'exprimer devant plusieurs militants et militantes solidaristes et identitaires pour rappeler le nécessaire et toujours utile combat au quotidien que chacun de nous devons mener, avec, un mot d'ordre, si l'on peut dire qui est : de ne rien renier, ne rien  lacher!
Chacun de nous, même individuellement nous pouvons et devons  apporter notre pierre à l'édifice.
Notre ennemi est le Mondialisme (l'immigration, l'islamisation n'étant que l'une de ses armes).
Un camarade du M.A.S à ensuite pris la parole pour faire connaitre son organisation qui de plus en plus se rapproche de terre et peuple de part sa vision du combat à mener et de sa reflexion sur le nécessaire besoin de tisser des réseaux entre les organisations de résistance au mondialisme.
Il à fait le point sur deux modèles possible pour mener un combat de fond contre l'oligarchie fiancière mondiale, modèles qui sont les nationalistes autonomes Allemand et Casapound en Italie.

En conclusion de cette soirée, il à été rappelé (mais tous en étions déjà conscient) que la voie électorale était bouchée et que donc, c'est à nous en intégrant différentes organisations complémentaire, en développant des milieux associatifs  etc.......nous pourrons "espérer" faire bouger les lignes.

samedi 28 avril 2012

A vos agenda pour le mois de mai

Samedi 12 mai, VIème Conseil National de la nouvelle Droite Populaire.
Participez, Inscrivez-vous sur : ndp@club-internet.fr

Dimanche 13 mai, dès 09H30 rassemblement place de la Madeleine à PARIS pour le grand défilé du Comité du 9 Mai en souvenir du sacrifice de notre camarade Sébastien DEYZIEU.
Terre et Peuple sera présent derrière son président Pierre VIAL.
Après le défilé repas possible avec Pierre VIAL.
S'inscrire impérativement et le plus vite possible par chèque de réservation règlement de 25€ à l'ordre de T&P Ile de France.
A envoyer à
T&P IdF Boite Postale 15 LES PAVILLONS SOUS BOIS 93320

Dimanche 13 mai après midi, en compagnie de Pierre VIAL, visite de l'exposition sur les gaulois en voie de disparition cité des sciences et de l'industrie au Parc de la Villette.

vendredi 27 avril 2012

Qui a voté pour le Marché transatlantique ?

Comme nous l'avions annoncé dans un numéro de la revue Terre et Peuple magazine n°49, voici ceux qui par leur vote ont soutenu et cautionné la création d'un grand marché transatlantique, reliant l'Union Européenne et les USA...

Entre dénégations, oublis ou mensonges, voilà ce que vote le camp national... Il est grand temps de construire le pôle NR, et de laisser les conservateurs là ou ils sont actuellement; dans le vide absolu !


Pour être très précis Marine Le Pen, Bruno Gollnisch et  Carl Lang  ont voté oui à ce texte : RC B6-0209/2008

qui dit :

1. souligne qu'un partenariat transatlantique étroit est l'instrument clé pour façonner la mondialisation dans l'intérêt de nos valeurs communes et dans la perspective d'un ordre mondial équitable en matière politique et économique; réitère son avis selon lequel un marché transatlantique efficace et compétitif forme une base propice à l'établissement ferme du partenariat transatlantique, qui permettra à l'UE et aux États Unis de relever ensemble les défis politiques et économiques;

2. soutient résolument le processus de renforcement de l'intégration économique transatlantique lancé lors du sommet UE-États-Unis par l'adoption du «cadre pour progresser dans l'intégration économique transatlantique entre l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique» et par la création du Conseil économique transatlantique (CET), chargé de superviser et d'accélérer les efforts exposés dans ledit cadre; le détail du vote RC B6-0209/2008 peut être consulté ici en page 15 , ou Marine est classée dans la catégorie (+) qui montre ceux qui ont voté pour !


http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//NONSGML+PV+20080508+RES-RCV+DOC+PDF+V0//FR&language=FR


  Communiqué de Presse de Bruno Gollnisch, Conseiller de Marine Le Pen aux Souverainetés
Il semble qu’à nouveau certains sites Internet prétendent que les députés européens du Front National auraient voté en faveur du grand marché transatlantique. Ils reprennent sans rien vérifier une fausse information qui tourne en boucle depuis trois ans. Leur source ? Le site VoteWatch. Leur problème ? Leurs rédacteurs ne savent pas lire ou ils ne comprennent pas ce qu’ils lisent.

L’un des votes incriminés porte non pas sur l’ensemble d’un texte (RC6-0209/2008) mais sur un amendement, dont le rôle, comme chacun sait ou devrait savoir, est de modifier le texte initial. L’autre vote porterait sur une autre résolution (B6-0280/2008). Là, c’est pire : cette résolution n’a pas été mise aux voix.

Ils ne savent pas lire, mais ils ne font pas beaucoup d’efforts non plus. S’ils avaient poursuivi un peu leurs recherches, ils auraient constaté que les députés du FN ont toujours, depuis que ce projet a été lancé dans les années 1990, voté contre le marché transatlantique. Comme ils s’opposent à tous les accords de libre-échange que l’Union européenne conclut avec les pays les plus divers. Comme ils ont voté contre l’entrée de la Chine à l’OMC, ou les premières étapes pour intégrer certains pays du sud de la Méditerranée au marché unique européen. En parfaite cohérence et conformité avec les analyses et le programme du Front National que défend Marine Le Pen.

Internet est un formidable outil d’information, s’il est utilisé par des gens compétents et de bonne foi. L’une de ces deux qualités au moins fait défaut en l’espèce.


maintenant à chacun de se faire son point de vue

Mobilisez vous!


samedi 21 avril 2012

Soupe de pêche au sirop de cassis

pour 6 personnes

ingrédients:
12 pêches
1 litre de bon vin rouge de bourgogne
25 cl de crème de cassis de Dijon
500g de sucre en poudre
1 bâton de canelle
quelques feuilles de menthe fraiche.

Préparation:

Verser le vin rouge dans une grande casserole; ajouter le cassis, le sucre et la canelle et faites chauffer.
Plonger les pêches entières  dans ce mélange et laisser cuire à petit bouillon durant 10 min.
Sortir les pêches, les éplucher et les couper en quartiers pour les disposeren assiettes individuelles.
Remettre le jus de cuison sur le feu et le faire réduire,laisser refroidir.
Arroser les pêches avec le jus refroidi et décorer avec des feuilles de menthes

mercredi 18 avril 2012

Association enraciné

Face à la cassure provoquée par la première guerre mondiale, quelques érudits locaux et historiens, conscients de la  transformation du mode de vie et de la disparition de certaines traditions et coutumes ont voulu faire revivre le siècle qui venait de s’écouler par la remise en valeur des costumes , des danses et des chants. Ainsi est né le folklore en Bourgogne au lendemain de l’armistice de 1918.

D’abord en Bourgogne du Nord, puis au Sud  se sont créés et ont été fondés les premiers groupes folkloriques. Quelques années plus tard, , dans le but  de définir une démarche, les groupes se sont rassemblés le 5 février 1957 au sein d’une fédération : LA FEDERATION REGIONALE DE GRANDE BOURGOGNE. http://www.france-folklore.com/federation-36.html

                    

lundi 16 avril 2012

Grande Bretagne : les détenus païens demandent à pouvoir pratiquer librement leur culte

source novopress

LONDRES (NOVOpress Breizh) – Les détenus païens de Grande-Bretagne demandent à bénéficier du droit de prier nus et de porter des robes à capuchons dans leurs cellules. Les directives pénitentiaires actuellement en vigueur leur permettent de porter seulement des robes sans capuchons afin que leurs visages restent bien visibles. Et la pratique consistant à se mettre nu pour prier est tout simplement interdite. Une règlementation beaucoup plus restrictive que pour certaines communautés, notamment celles d’origine indo-pakistanaise.
Selon le Daily Mail, qui révèle l’affaire, un détenu dont le nom n’a pas été divulgué, incarcéré dans un quartier de haute sécurité à la maison d’arrêt de Frankland dans le Nord-est de l’Angleterre, s’est plaint d’être victime de discrimination parce qu’il s’est vu interdire de prier en portant une robe de « style druidique » dans sa cellule.
Dans une lettre publiée dans le magazine des détenus Inside Time il a déclaré que certains de ses codétenus – d’origine indo-pakistanaise – avaient été autorisés à couvrir leurs têtes avec des foulards pendant la prière et qu’il n’était pas équitable que les détenus païens se voient interdire de porter une robe à capuchon.
« Il s’agit là d’un cas de discrimination flagrant qui doit être considéré comme sérieux. Il ne doit y avoir qu’une seule règle pour tous ou pas de règle du tout. » écrit le prisonnier. Après avoir demandé conseil auprès de la Fédération Païenne, il a donc saisi la direction de l’établissement pénitentiaire pour que le règlement soit modifié.
Un autre détenu, qui purge une peine à la prison de Wandsworth, dans le Grand Londres, s’est plaint de ne pas avoir le droit de prier nu – « skyclad » selon le terme anglais – comme le font certains groupes païens actifs en Grande Bretagne.
Le Ministère de la Justice britannique permet aux détenus païens d’avoir un certain nombre d’objets religieux dans leurs cellules, y compris de l’encens, un collier pentagramme, une baguette souple nommée « wand », des pierres runiques faites de « bois, pierre ou argile », un calice, un autel pour prier et même des cartes de tarot (?). Mais les directives sont formelles : « La plupart des païens portent des vêtements ordinaires pour le culte – en prison, le culte skyclad [nu] worship est interdit. L’usage d’une robe sans capuchon est autorisée, mais seulement pour l’exercice d’un culte privé ou collectif » . Après le cas des chrétiens, dont le droit de porter des signes rappelant leur foi sur les lieux de travail est contesté par le cabinet de M. Cameron,  
celui des détenus païens sera -t-il aussi porté devant la Cour européenne des Droits de l’Homme ? Affaire à suivre.

Faux socialisme et vrai socialisme

Faux socialisme et vrai socialisme
par Robert Steuckers
via Terre & Peuple
 

Pourquoi s'interroger sur le passé et l'évolution passée du socialisme, à l'heure où, souvent, il recule électoralement en Europe, où il n'a plus ni projet politique cohérent ni bras armé, soviétique ou autre, où un individualisme forcené, gros de catastrophes sociales, prend le pas dans les mentalités post-modernes du ³premier monde², de l'engouement yuppy au burrowing du citoyen branché sur son petit monde virtuel?
Parce que le socialisme, qu'on le veuille ou non, demeure un réflexe, une aspiration, communautaire. Pour reprendre un discours aussi banal que réalitaire, l'homme n'est pas un être centré exclusivement sur lui-même, sur sa propre égoïté. Il est l'enfant de parents, il est aussi petit-fils ou petite-fille, frère ou soeur, père ou mère, cousin, voisin, collègue. En ce sens, il peut désirer le bien de son groupe ou des groupes au sein desquels il vit et agit, et hisser ce bien commun au-dessus de son bien-être individuel. Comme l'ont souligné tous les tenants des grandes religions et aussi les adeptes de l'humanisme classique, un homme peut sacrifier son bien-être pour ses enfants, pour une cause, pour toutes sortes de motifs qui transcendent la pure égoïté. Son intelligence et sa mémoire ins-tinctuelle (deux qualités qui ne sont pas nécessairement hétéro-gènes et incompatibles) peuvent donc postuler des sacrifices pour un temps sensé être meilleur mais qui doit encore advenir. L'homme n'agit pas seulement dans une perspective présentiste, mais table souvent sur le long terme, sur la prévision, parie sur l'avenir des siens. En énonçant ces banalités, qu'anthropologues et sociologues connaissent trop bien, notre but est de signaler l'inanité des théories philosophiques ou économiques qui postulent, têtues, un individualisme méthodologique et que cherche à imposer en tous lieux la marotte contempo-raine de la ³political correctness².
Un partie des tenants de l'idéologie des Lumières, à partir du XVIIIième siècle, tentera d'introduire dans la pratique politique quotidienne cette ³méthodologie individualiste²; d'autres jetteront les bases d'une politique sociale, souvent dans le sillage de ³despo-tes éclairés², autres figures, plus positives, des Lumières que les idéologues à la Destutt de Tracy ou les philosophes des salons parisiens. D'autres encore, dans le sillage de Herder et du Sturm und Drang, proposeront une émancipation des hommes et des âmes par un recours aux premiers balbutiements des cultures, aux émergen-ces culturelles et littéraires, où l'identité transparaît dans toute son originalité et sa belle ingénuité. En critiquant la méthodologie indi-vidualiste d'une partie des tenants de l'Aufklärung européen, nous ne rejettons pas pour autant toutes les facettes de cette Aufklärung, mais seulement celles qui ont connu une évolution folle, provoqué quantité de dysfonctionnements et imposé une idéo-logie schémati-que, qui sert de base à la ³langue de coton² (Huyghe), à un discours qui refuse tout débat et, enfin, à l'actuelle ³political correctness². La ³langue de coton² est une concrétisation de la Newspeak qu'Orwell stigmatisait dans son célèbre roman ³1984². Au contraire, nous pensons qu'un double recours aux facettes de l'Auf-klärung, négligées par le discours actuellement dominant, permet-trait de réamorcer le débat et de proposer à nos contemporains qui sont dans l'impasse, des politiques réellement alternatives.

Les dysfonctionnements de l'Aufklärung s'observent à plusieurs ni-veaux dans l'histoire européenne de ces deux cent dernières an-nées:


1. Dans les idéologies dérivées de la ³métaphore de l'horloge², ou ³métaphore de la machine², indice d'une vi-sion mécaniciste des rapports politico-sociaux, où chaque individu est perçu comme un simple rouage fermé sur lui-même, juxtapo-sable à d'autres rouages, sans filiation; le filon individualiste de l'Aufklärung adhèrera à cette vision métaphorique et schématique des rapports politiques et sociaux, en refusant une autre métaphore, émer-gente à l'époque, celle de l'arbre, prélude du romantisme et des philosophies poli-tiques organiques, où s'est imposé tout naturellement le principe de la génération;


2. Dans les mesures votées par l'Assemblée nationale française contre les systèmes corporatifs, les droits de coalition, etc.; l'organisation hyper-centraliste de la nouvelle république, où les maires représen-tent Paris et non pas les communautés urbaines ou villageoises; l'introduction d'un droit individualiste dans toute l'Europe par l'in-termédiaire des armées napoléoniennes; mesures qui conduiront certaines franges de la contre-révolution à se faire les champions de la justice sociale, contrairement à ce qu'affirme l'historiographie conventionnelle contemporaine;


3. L'avènement de la révolution industrielle sous le signe d'un droit individualiste en Angleterre et sur l'ensemble du continent;


4. L'élaboration de théories économiques mécanicistes et individua-listes;


5. L'émergence d'un socialisme qui n'a eu pour arrière-plan philosophico-idéologique qu'une pensée "scientifique" mécaniciste et indi-vidualiste.


Ce quintuple faisceau de faits a poussé le socialisme, organisé dans la IIième Internationale, puis le communisme dans la IIIième Internationale et enfin le trotskisme dans la IVième Internationale, sans compter ses multiples scissions et dissidences, à adopter les idées de l'Aufklärung la plus mécaniciste, machiniste et an-or-ganique et à rejetter comme ³contre-révolutionnaires² les autres li-néaments, plus pragmatiques, plus organiques ou plus culturels de l'Aufklärung émancipateur. Si le socialisme s'est effondré, c'est précisément parce qu'il a cultivé une véritable foi dans cette reli-gion mécaniciste, qui se croyait seule ³scientifique² et s'est effon-drée sous les coups de la science physique, dès 1875, avec la découverte du second principe de la thermodynamique, avec la physique quantique, l'avènement des sciences biologiques, etc. Le so-cialisme a survécu une centaine d'année à l'effondrement de son ³épistémologie² mécaniciste.


Si le socialisme, en tant que système partitocratique ancré dans l'histoire européenne, s'était d'emblée aligné sur les métaphores organicistes de la pensée de Herder et du romantisme, il serait aujourd'hui encore bien vivant. Toute pratique politique refusant la méthodologie individualiste doit rompre avec les paradigmes mécanicistes, illustrés au XVIIIième par les ³métaphores de l'horloge ou de la machine².


En effet, un pari sur la ³métaphore de l'arbre² aurait été plus démo-cratique: l'agent moteur de la machine est extérieur à la machine comme le despote est extérieur au peuple qu'il gouverne et administre. Le principe moteur de l'arbre, sa source d'énergie, son impulsion première, ré-side en son intériorité même. L'arbre se gouverne lui-même, son existence vitale n'est pas due à un agent extérieur qui actionne une clef ou un système d'engrenages pour le faire se mouvoir ou "vivre". De même, un socialisme organique, et non plus mécanique, aurait puisé dans l'histoire même du peuple qu'il aurait gouverné et protégé. L'histoire nous enseigne que les oligarchies socialistes ont commis l'erreur de sortir du peuple, ou de gouverner un peuple différent du leur au nom d'une très hypothé-tique ³solidarité internationale², sans compren-dre ou sans plus comprendre de l'intérieur les motivations de ce peuple. Les cri-tiques d'un Roberto Michels sur la Verbürgerlichung, Verbonzung und Verkalkung (embourgeoisement, domination progressive des bonzes du parti, sclérose) et la satire cruelle d'un George Orwell dans Animal Farm, où les cochons deviennent plus égaux que les autres, sont éloquentes à ce sujet et démontrent, si besoin s'en faut, que les socialistes et les sociaux-démocrates sont sujets à ce travers politique, c'est-à-dire celui qui consiste à adopter une idéologie sans profondeur qui les met en marge du gros de la population, relativi-se automatiquement le socialisme qu'ils proclament en discours et ne mettent que très maladroitement en pratique. L'oligarchisation des partis socialistes est un risque permanent qui guette le socialisme, à cause précisément du refus des ³bonzes² de s'immerger dans une substance populaire, qu'ils déclarent inéluctablement irrationnelle par nature, mais qui échappe très souvent au schématisme propret de la raison raisonnante qu'ils ont inscrite sur leur bannière.


Aujourd'hui, les socialismes de diverses moutures se déclarent les héritiers de la révolution française. Or, c'est la révolution française qui supprime les droits d'associations pour les compagnons, les manoeuvres, les ouvriers, les apprentis, de même que pour les corps de métier. Elle fait triompher un droit purement individualiste contre les droits associatifs et les approches différenciées du fait social. Tout au long du XIXième, les ouvriers tenteront de rétablir les associations traditionnelles par la voie du syndicalisme ou, en Angleterre, d'une forme communautaire de socialisme, le guild-socialism. Mais les oligarques des partis socialistes en place ont défendu leur idéologie réelle, pourtant contraire au socialisme de façade qu'ils proclamaient par ailleurs. Les ruptures successives, les scissions, les mutations multiples du discours des gauches ont, au fond, comme motif profond, le refus du mécanicisme individualiste de cette idéologie illuministe et "révolutionnaire". Aujourd'hui, justement, quand les oligarques des partis, les ³bonzes² de Roberto Michels, font montre d'un comportement insatisfaisant, voire d'une complicité avec certains réseaux mafieux (comme en Italie avec Craxi ou en Belgique avec l'affaire Cools qui déshonore ³Palerme-sur-Meuse²), le malaise se traduit à la base par une désertion de l'électorat et, en haut, chez les intellectuels, par des changements de paradigmes et, souvent, par un retour à l'indéracinable nostalgie de la communauté. Aujourd'hui, on reparle dans les cénacles de la gauche pensante, y compris aux Etats-Unis, de ³communautarisme². Discours qui oblige à redécouvrir des liens, des valeurs, que seuls les ³contre-révolutionnaires² du temps de la révolution française et de l'aventure bonapartiste avaient analysées ou défendues.


Généralement, les sources historiographiques relatives à la contre-révolution ne mentionnent, chez les auteurs contre-révolutionnaires, qu'une volonté de retourner à l'ancien régime et de remettre en selle les élites cléricales et aristocratiques renversées par la révolution. Or, parmi les auteurs considérés comme ³contre-révolutionnaires², il y a ceux qui veulent restaurer les libertés et les autonomies ouvrières, en critiquant l'individualisation extrême de la propriété dans le droit bourgeois, qui triomphe à partir de 1789 et se voit finalement codifié, ce que n'avait jamais osé faire l'ancien régime, même si une lente érosion des traditions de solidarité était à l'¦uvre depuis près de deux siècles. En France, la disparition des autonomies de tous ordres a été plus précoce qu'ailleurs en Europe. Les situations y variaient toutefois selon les provinces: à l'Ouest, les prélèvements seigneuriaux sont lourds, dans le Lyonnais, le Midi et la région parisienne, ils ont pratiquement disparus. A la veille de la révolution, le paysannat, alors fond du peuple puisque la révolution industrielle n'a pas encore démarré et que les ouvriers sont quantitativement peu nombreux en France,  s'opposent aux prélèvements trop élevés du clergé et du fisc, mais insistent partout sur le maintien des biens communaux, à la libre disposition de toute la communauté villageoise. S'il y a des émeutes avant 1789, c'est contre les détenteurs de "titres seigneuriaux" et contre ceux qui détiennnent une propriété privée installée sur une ancienne terre communale. On pourrait croire donc que le paysannat français, hostile aux privilèges seigneuriaux qui empiètent sur les terres communales, est acquis aux idées républicaines. Mais l'éventail de leurs revendications est réitéré après le grand bouleversement qui secoue la France: les assemblées révolutionnaires reconduisent et même alourdissent les impôts, instaurent une contribution foncière plus lourde que sous l'ancien régime (novembre 1790). On assiste, écrit l'historien Hervé Luxardo, à une révolution dans la révolution: la bourgeoisie renverse l'ancien régime dans les villes, installe son pouvoir qui heurte une paysannerie qui, graduellement, reporte l'hostilité qu'elle vouait aux nobles ou aux bourgeois devenus propriétaires d'anciens biens communaux, aux nouveaux possédants, les "foutus bourgeois", comme les appelait un paysan révolté de Dordogne en 1791. La révolte des campagnes ne distingue pas un noble, partisan du Roi, d'un bourgeois, adepte des théories de la révolution.  Quand l'Etat révolutionnaire vend les biens de l'Eglise, qualifiés de "biens nationaux", à des particuliers au lieu de les redistribuer aux villageois, les esprits s'échauffent et l'Ouest du pays s'enflamme: ce sera la chouannerie vendéenne et bretonne.


Pire, nous signale Hervé Luxardo, en décembre 1789, les Constituants abolissent les dernières assemblées populaires où votaient tous les chefs de famille pour les remplacer par des municipalités élues par les seuls citoyens actifs, c'est-à-dire les plus riches! Cette mesure aurait dû mettre fin à la légende d'une révolution française "démocratique". A partir de ce moment, ces notables, coupés d'un peuple qui n'a plus droit à la parole, régissent à leur guise les droits collectifs, si bien que le 28 septembre 1791, le pouvoir établit un "code rural" qui réduit pratiquement à néant le droit de bénéficier des terres, prairies, bois collectifs. Ceux-ci servaient à affronter d'éventuelles disettes et à subvenir aux besoins des plus démunis, surtout en période hivernale. René Sédillot, un autre historien français critique à l'égard de la révolution écrit: Désormais "il n'est plus permis aux vieillards, aux veuves, aux enfants, aux malades, aux indigents, de glaner les épis après la moisson, de profiter des regains, de recueillir la paille pour en faire des litières, de grapiller les raisins après la vendange, de rateler les herbes après la fenaison (...) il n'est plus permis aux troupeaux d'avoir libre accès aux chaumes, aux guérets, aux jachères". Bref, d'un trait de plume, les Constituants bourgeois éliminent la seule sécurité sociale que ces classes démunies détenaient. Cette lacune fera des classes pauvres, des "classes dangereuses", selon la terminologie policière. Les campagnes ne peuvent plus nourrir tous les villageois, provoquant un exode vers les villes ou vers les colonies, entraînant par la suite la naissance d'un socialisme désespéré, agressif.


Dans les villes, les métiers étaient organisés en confréries (maîtres et compagnons) et en compagnonnages (les compagnons seuls, face aux maîtres). Les compagnonnages organisent la solidarité des compagnons et font grève si leurs revendications ne passent pas. Le constituant Isaac Le Chapelier raye d'un trait de plume le droit de nommer des syndics, donc de former des syndicats, interdisant du même coup toute forme de coalition des salariés. Sédillot: "La loi Le Chapelier du 14 juin 1791, met fin à tout ce qui pouvait subsister de libertés ouvrières". Plus tard, le Code civil ignore la législation du travail. Le Consulat de Bonaparte instaure le contrôle policier des ouvriers en leur imposant le "livret". Aucune gauche ne peut être crédible si elle prétend simultanément être héritère de la révolution française, partisane de son idéologie, et défenderesse de la classe ouvrière. Le PS wallon est en contravention flagrante avec l'essence même du socialisme et de la solidarité sociale quand ses ténors comme Philippe Moureaux et Valmy Féaux entonnent des péans dithyrambiques sur la ³grrrrrande révolution² et glorifient sans vergogne les innommables crapuleries commises par les sans-culottes. Toute la lutte sociale du XIXième siècle est en fait une protestation et un refus de cette loi Le Chapelier. En termes philosophiques, l'idéologie mécaniciste de la république française de l'ère révolutionnaire est impropre à assurer les solidarités et entraîne une formidable régression sociale.


Les événements de la révolution française et l'avènement de la révolution industrielle en Angleterre induisent une nouvelle pensée économique de type mathématico-arithmétique, dont l'épitome demeure celle de Ricardo. Aucun contexte ni historique ni géographique n'est pris en compte et il faudra attendre le filon de l'"école historique" allemande, du Kathedersozialismus et de l'institutionnalisme (notamment américain) pour réintroduire des paramètres circonstanciels, historiques ou géographiques, dans la pensée économique, ruinant du même coup l'idée absurde qu'une et une seule science économique puisse unversellement régenter toutes les économies présentes et fonctionnantes sur la Terre.


En conséquence, le socialisme est une réaction contre l'Aufklärung, telle qu'elle a été interprétée par la révolution française et surtout par des Constituants comme Le Chapelier. En ce sens, le socialisme, dans les sentiments qui l'animait au début de sa carrière historique, est fondamentalement conservateur des libertés organiques, des biens commnaux et des modes d'organisation compagnonniques. Ce sentiment est juste (juste dérivant de ius, droit). Mais si le socialisme que nous connaissons actuellement est un échec ou une injustice ou une escroquerie, c'est parce qu'il a trahi les sentiments du peuple, de la même façon que les révolutionnaires français ont trahi leurs paysans. Un socialisme porté par un sens historique et organique, couplé à une doctrine économique héritière de l'"école historique" et du Kathedersozialismus, doit prendre le relais d'un faux socialisme, décontextualisé et mécanique, porté par des doctrines économiques mathématico-arithmétiques et une idéologie franco-révolutionnaire.


Robert STEUCKERS.
Novembre 1994.


Bibliographie:

- F.M. BARNARD, Herder's Social and Political Thought. From Enlightenment to Nationalism, Clarendon Press, Oxford, 1965.
- Michel BOUVIER, L'Etat sans politique. Tradition et modernité, Librairie générale de Droit et de Jurisprudence, Paris, 1986.
- Louis-Marie CLÉNET, La contre-révolution, Presses universitaires de France, Paris, 1992.
- Bernard DEMOTZ & Jean HAUDRY (Hrsg.), Révolution et contre-révolution, Ed. Porte-Glaive, Paris, 1989.
- Jean EHRARD, L'idée de nature en France à l'aube des Lumières, Flammarion, Paris, 1970.
- Georges GUSDORF, La conscience révolutionnaire. Les idéologues, Payot, Paris, 1978.
- Georges GUSDORF, L'homme romantique, Payot, Paris, 1984.
- Panajotis KONDYLIS, Die Aufklärung im Rahmen des neuzeitlichen Rationalismus, DTV/Klett-Cotta, München/Stuttgart, 1986.
- Panajotis KONDYLIS, Konservativismus. Geschichtlicher Gehalt und Untergang, Klett-Cotta, Stuttgart, 1986.
- Jean-Jacques LANGENDORF, Pamphletisten und Theoretiker der Gegenrevolution 1789-1799, Matthes & Seitz, München, 1989.
- Hervé LUXARDO, Rase campagne. La fin des communautés paysannes, Aubier, Paris, 1984.
- Hervé LUXARDO, Les paysans. Les républiques villageoises, 10°-19° siècles, Aubier, Paris, 1981.
- Stéphane RIALS, Révolution et contre-révolution au XIX° siècle, DUC/Albatros, Paris, 1987.
- Antonio SANTUCCI (Hrsg.), Interpretazioni dell'illuminismo, Il Mulino, Bologna, 1979 [in dieser Anthologie: cf. Furio DIAZ, "Tra libertà e assolutismo illuminato"; Alexandre KOYRÉ, "Il significato della sintesi newtoniana"; Yvon BELAVAL, "La geometrizzazione dell'universo e la filosofia dei lumi"; Lucien GOLDMANN, "Illuminismo e società borghese"; Ira O. WADE, "Le origini dell'illuminismo francese"].
- René SÉDILLOT, Le coût de la révolution française, Librairie académique Perrin, Paris, 1987.
- Barbara STOLLBERG-RILINGER, Der Staat als Maschine. Zur politischen Metaphorik des absoluten Fürstenstaats, Duncker & Humblot, Berlin, 1986.
- Raymond WILLIAMS, Culture and Society 1780-1950, Penguin, Harmondsworth, 1961-76.


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dimanche 15 avril 2012

L'UE organise et finance la futur invasion de l'Europe

Le commissariat européen a mis en œuvre un nouveau programme appelé « Projet Team », qui s’étend jusqu’à 2014. Ce programme consiste à « importer » la main d’œuvre des pays du Maghreb, notamment, de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc, de la Tunisie, de Mauritanie, et de l’Egypte, à l’exception de la Libye. Ce projet est entièrement financé par l’Union Européenne.
(…) Le « Projet Team » est prévu être officiellement adopté au deuxième semestre de l’année en cours et s’étendra sur une durée de deux ans. Il vise, essentiellement, à réguler et organiser l’émigration clandestine ainsi que l’intégration de la main d’œuvre étrangère émigrante des pays du Maghreb Arabe, en particulier la main d’œuvre qualifiée. Les charges de ce projet reviennent à 100 % à l’Union Européenne, contre une évaluation annuelle et un bilan périodique qui sera remis au commissariat européen. Dans le même cadre, aucun détail concernant le nombre de personnes maghrébines concernées par ce projet n’a été divulgué ni les quoteparts de chaque pays.source